Un Tatiana de Rosnay sorti des archives…

… Car j’adore cette auteur ! Je pourrais vous en recommander plusieurs ouvrages, mais Elle s’appelait Sarah semble être une première lecture de choix, tant ce roman est celui qui a propulsé Tatiana de Rosnay au rang d’auteur à succès de dimension internationale !

Française, de souche britannique, ayant trainé ses bottes entre la France, l’Angleterre et les Etats-Unis, Tatiana de Rosnay possède la sensibilité pour nous propulser par son écriture dans les ressentis des personnages, les émotions et de partager les joies et drames de leur vie comme s’il s’agissait de nous-même.

Une plume épreinte d’empathie et d’affect pour les personnages crées, personnages si précisément décrits qu’ils en paraissent réels.

Une double histoire sous forme de tranche de vie, survenant dans des contextes historiques et sociaux très différents :

Julia, journaliste américaine mariée à un français, rédige un article sur l’une des pages les plus sombres de l’histoire française, la rafle du Vel d’Hiv.

Sarah, enfant juive parisienne à l’époque de l’Occupation, déportée avec sa famille, connaît un tout autre sort.

19481411

Ces deux histoires vont pourtant s’entremêler, déteindre l’une sur l’autre, bouleverser les protagonistes dans leur chair et ce qu’ils croyaient être leur histoire et leurs origines.

Un roman très centré sur l’émotion, laissant toutefois au lecteur achevant cet ouvrage, la question du devoir de mémoire. Quelle doit-être notre position face aux horreurs commises sur notre territoire il y a plus de deux générations? Dans quelle mesure doit-on garder trace du passé, se souvenir, se rappeler, transmettre ce poids aux générations futures? Le fait de connaître son passé nous en libère-t’il?

Zakhor, Al Tich kah. Souviens-toi, n’oublie jamais.

Pour les allergiques à la lecture, l’adaptation cinématographique datant de 2010 reste une alternative possible, pour y découvrir l’interprétation de Kristin Scott Thomas.

EE Schmitt : trilogie volume d.ieu

Oscar et la dame rose… Un mini roman qui se dévore en une journée.

Vous souhaitez vous faire tirer les larmes et vous avez quelques heures devant vous ? Foncez le récupérer dans une bonne librairie d’occasion ! (Je l’ai, pour ma part, déniché à La ressourcerie du 11e, une vraie mine d’or pour des bouquins à prix libres, j’en ferais d’ailleurs le sujet d’un prochain article.)

Concentré en une grosse centaine de pages, les notions philosophiques majeures de l’être humain : la vie, la mort, leur sens, la maladie, le lien, le soin, la foi…et l’épineuse question de la vérité, parfois si froide et injuste qu’on peine à l’assumer, à la dire, à l’affronter.

Eric Emmanuel Schmitt - Oscar et la Dame en roseL’ouvrage décrit le point de vue d’Oscar, enfant malade, à travers ses lettres à d.ieu, avec qui il entretient une brève correspondance sur les conseils d’une blouse rose surnommée Mamie Rose.

Lire la suite

Martin Martin découvre ses racines…

Ele_porteur_d_histoirelle tourne depuis 2011 mais la salle de désemplit pas. Les clés de succès résident sans nul doute dans l’originalité du texte, et dans la mise en scène difficile que ce dernier impose (mise en scène plébiscitée aux Molières).

Le porteur d’Histoire nous emmène à la découverte des racines de Martin Martin, personnage qui jonglera tout au long de cette pièce entre l’Histoire avec un grand H, et l’histoire qui est la sienne et celle de ces ancêtres.

La question centrale de cette pièce ne se fait pas attendre et est posée dès le prologue, « D’abord qu’est-ce que l’Histoire ? Avec un grand H ? […] C’est ce qui nous définit en tant qu’êtres humains. »

Lire la suite

Denis Marechal, on ne sait pas ce qui lui a pris !

Dans l’ombre de la Rue du Temple, avec chaleur et proximité, Denis Maréchal aborde des sujets classiques : Ruptures, aléas des relations hommes/femme et du couple, envie d’enfants…

IMG_20150327_225928

Un fin fil conducteur toutefois facile à attraper, déroulé énergiquement sans pour autant tomber dans l’excès de vitesse

ou la course à la vanne façon stand up :

Denis Maréchal laisse le temps au public de construire sa part du moment, dans l’ici et maintenant, adaptant ses sketchs aux réactions de son auditoire et vannant sans phrases préfaites avec bienveillance et autodérision.

Lire la suite

Colors ! (And guests…) – vitrine de l’EFIT mais pas seulement !

Chocolat, Blue, Yellow, Purple, Émeraude ou Guest star invitée, Colors donne libre choix au public des personnages impliqués, des situations et du début de l’intrigue.

Les cinq compères, pour la plupart enseignants à l’EFIT, ont monté un spectacle relativement classique dans le monde de l’impro, basé sur des situations imaginées par les spectateurs pour se jauger, créer, collaborer ou se mettre en difficulté ensemble sur scène.

Lire la suite

Jefrey’s, remets nous des glaçons / ou pas !

Le propre d’un bon bar à cocktails est de ne pas se voir servir un cocktail-piscine, où la feuille de menthe égarée cherchera sans succès un soupçon d’éthanol dans un kilo de glace pilée façon stand poissonnerie à Carrefour.

Au Jeffrey’s, il n’en est rien, vous aurez tout le loisir de lui demander de vous en remettre tel soprano !

Testé lors de la Paris Cocktail Week, on regrette de ne pas l’avoir degoté avant. On s’est également fait la réflexion qu’un combo Jeffrey’s + Big Fernand (qui sont leurs voisins) ça enverrait du gras. (Et du cholestérol ++++). Lire la suite

Donel Jacksman round II

Le premier, j’y suis allée à l’aveugle, pour accompagner une amie qui l’avait découvert dans une émission télé (Venir à Paris c’est voir les gens en vrai yahou !)
Autant le second, je ne pourrais me défiler, j’y suis allée de mon plein gré !

Un stand up de qualité à la sauce US se doit d’agiter les zygomatiques de son audience à minima toutes les 20 secondes. Sinon faut rajouter des rires off (cf. Blagues de Chandler Friends Saison 1).

Je dois dire que son premier spectacle m’a semblé plus long par deux aspects :
– 1 : j’ai peu ri, ou plutôt souris, enfin pas l’éclate quoi…
– 2 : j’ai la réelle impression qu’il durait plus longtemps…plutôt 1h30 qu’1h.

Au-delà d’être plus bref, plus drôle et plus incisif, ce nouvel épisode est également :
– moins cliché (sauf pr les noirs et le poulet, conduit avec teeellement de bienveillance que ça ferait rire les
– plus mature (la diction s’en ressent, je pourrais presque le recommander à mon père sans craindre ses éternelles remontrances sur le rythme de parole des plus jeunes)
– plus affirmé (on apprécie les vannes sur ceux qui l’ont lancé, aka Ruquier et sa bande, surtout lorsque Benguigui en prends pour son grade) Lire la suite