EE Schmitt : trilogie volume d.ieu

Oscar et la dame rose… Un mini roman qui se dévore en une journée.

Vous souhaitez vous faire tirer les larmes et vous avez quelques heures devant vous ? Foncez le récupérer dans une bonne librairie d’occasion ! (Je l’ai, pour ma part, déniché à La ressourcerie du 11e, une vraie mine d’or pour des bouquins à prix libres, j’en ferais d’ailleurs le sujet d’un prochain article.)

Concentré en une grosse centaine de pages, les notions philosophiques majeures de l’être humain : la vie, la mort, leur sens, la maladie, le lien, le soin, la foi…et l’épineuse question de la vérité, parfois si froide et injuste qu’on peine à l’assumer, à la dire, à l’affronter.

Eric Emmanuel Schmitt - Oscar et la Dame en roseL’ouvrage décrit le point de vue d’Oscar, enfant malade, à travers ses lettres à d.ieu, avec qui il entretient une brève correspondance sur les conseils d’une blouse rose surnommée Mamie Rose.

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Martin Martin découvre ses racines…

Ele_porteur_d_histoirelle tourne depuis 2011 mais la salle de désemplit pas. Les clés de succès résident sans nul doute dans l’originalité du texte, et dans la mise en scène difficile que ce dernier impose (mise en scène plébiscitée aux Molières).

Le porteur d’Histoire nous emmène à la découverte des racines de Martin Martin, personnage qui jonglera tout au long de cette pièce entre l’Histoire avec un grand H, et l’histoire qui est la sienne et celle de ces ancêtres.

La question centrale de cette pièce ne se fait pas attendre et est posée dès le prologue, « D’abord qu’est-ce que l’Histoire ? Avec un grand H ? […] C’est ce qui nous définit en tant qu’êtres humains. »

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Colors ! (And guests…) – vitrine de l’EFIT mais pas seulement !

Chocolat, Blue, Yellow, Purple, Émeraude ou Guest star invitée, Colors donne libre choix au public des personnages impliqués, des situations et du début de l’intrigue.

Les cinq compères, pour la plupart enseignants à l’EFIT, ont monté un spectacle relativement classique dans le monde de l’impro, basé sur des situations imaginées par les spectateurs pour se jauger, créer, collaborer ou se mettre en difficulté ensemble sur scène.

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Byrrh? Suze? besoin d’un petit rafraîchissement?

… Dans votre verre et votre mémoire ? Ou d’un petit cours sur les boissons qui ont fait les beaux jours de « l’apéro » à la française?

Bienvenu A la française !

On y retrouve l’esprit bistro, mais le rouge ne tâche pas et on peut s’appuyer ailleurs qu’au zinc !

Du bonheur et de la bonne humeur sur les visages et dans les assiettes, tradi sans être réac’, populaire dans le sens vertueux du terme, dans un quartier qui se bat pour le rester 🙂

Meilleur plan troquet mignon/préservation du portefeuille du moment, l’opportunité de manger bon et pas cher après un bon cocktail original et doux, pour prolonger l’apéro par un petit diner entre potes sans prétention mais dans un cadre accueillant.

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Donel Jacksman round II

Le premier, j’y suis allée à l’aveugle, pour accompagner une amie qui l’avait découvert dans une émission télé (Venir à Paris c’est voir les gens en vrai yahou !)
Autant le second, je ne pourrais me défiler, j’y suis allée de mon plein gré !

Un stand up de qualité à la sauce US se doit d’agiter les zygomatiques de son audience à minima toutes les 20 secondes. Sinon faut rajouter des rires off (cf. Blagues de Chandler Friends Saison 1).

Je dois dire que son premier spectacle m’a semblé plus long par deux aspects :
– 1 : j’ai peu ri, ou plutôt souris, enfin pas l’éclate quoi…
– 2 : j’ai la réelle impression qu’il durait plus longtemps…plutôt 1h30 qu’1h.

Au-delà d’être plus bref, plus drôle et plus incisif, ce nouvel épisode est également :
– moins cliché (sauf pr les noirs et le poulet, conduit avec teeellement de bienveillance que ça ferait rire les
– plus mature (la diction s’en ressent, je pourrais presque le recommander à mon père sans craindre ses éternelles remontrances sur le rythme de parole des plus jeunes)
– plus affirmé (on apprécie les vannes sur ceux qui l’ont lancé, aka Ruquier et sa bande, surtout lorsque Benguigui en prends pour son grade) Lire la suite

Russian Red – Une espagnole qui fait son nid à Londres et en anglais…

… Ne vous laissez pas méprendre par le nom, Russian Red, aka Lourdes Hernández, n’a rien à voir avec le pays de Poutine, mais plutôt avec un top product d’une marque très américaine, le rouge à lèvres Russian Red de chez MAC. (In case vous n’avez jamais sauté le pas du rouge à lèvre juste-assez-rouge et MAT, comme les grandes, vous trouverez du Russian Red par ici !)

Au menu, de la guitare acoustique, pour livrer des balades alternant solo en fingerpicking et voix singulière, alliant profondeur Eva Cassidienne (rien que ça) et légère fragilité dans l’air qui pourrait rappeler Lene Marlin. Lire la suite

C’est Darnand qui t’envoie !

Lorsqu’on se penche sur l’intrigue du roman La compagnie des Spectres (Écrit par Lydie Salvayre et paru en 1997), on comprends que le centre du livre est la relation mère-fille, décrite dans toute sa complexité, entre bienveillance d’une fille face à sa mère qui perd pieds, et amour sans bornes d’une mère pour ses enfants. Cette mère pour qui le temps s’est arrêté à la mort de son fils, et qui a entrainé sa fille et leur deux vies dans cet enfer, constitue déjà un rôle compliqué de part son oscillation constante entre passé et présent.

Zabou Breitman a pris le parti de jouer tout les rôles seule, et c’est réussi. Entrainés et maintenus en haleine grâce à un texte très rythmé, l’actrice prends toutefois le temps de détricoter la trame de chacun des trois personnages coincés malgré eux dans ce huit clos : L’huissier, qui tente de résister à l’angoisse ambiante qui règne dans l’appartement qu’il perquisitionne, la fille, qui jongle entre la réalité glaciale de leur situation et le passé fictif dans lequel elle rejoint parfois sa mère, et enfin cette mère pour qui tout semble s’être arrêté. Lire la suite