Un Tatiana de Rosnay sorti des archives…

… Car j’adore cette auteur ! Je pourrais vous en recommander plusieurs ouvrages, mais Elle s’appelait Sarah semble être une première lecture de choix, tant ce roman est celui qui a propulsé Tatiana de Rosnay au rang d’auteur à succès de dimension internationale !

Française, de souche britannique, ayant trainé ses bottes entre la France, l’Angleterre et les Etats-Unis, Tatiana de Rosnay possède la sensibilité pour nous propulser par son écriture dans les ressentis des personnages, les émotions et de partager les joies et drames de leur vie comme s’il s’agissait de nous-même.

Une plume épreinte d’empathie et d’affect pour les personnages crées, personnages si précisément décrits qu’ils en paraissent réels.

Une double histoire sous forme de tranche de vie, survenant dans des contextes historiques et sociaux très différents :

Julia, journaliste américaine mariée à un français, rédige un article sur l’une des pages les plus sombres de l’histoire française, la rafle du Vel d’Hiv.

Sarah, enfant juive parisienne à l’époque de l’Occupation, déportée avec sa famille, connaît un tout autre sort.

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Ces deux histoires vont pourtant s’entremêler, déteindre l’une sur l’autre, bouleverser les protagonistes dans leur chair et ce qu’ils croyaient être leur histoire et leurs origines.

Un roman très centré sur l’émotion, laissant toutefois au lecteur achevant cet ouvrage, la question du devoir de mémoire. Quelle doit-être notre position face aux horreurs commises sur notre territoire il y a plus de deux générations? Dans quelle mesure doit-on garder trace du passé, se souvenir, se rappeler, transmettre ce poids aux générations futures? Le fait de connaître son passé nous en libère-t’il?

Zakhor, Al Tich kah. Souviens-toi, n’oublie jamais.

Pour les allergiques à la lecture, l’adaptation cinématographique datant de 2010 reste une alternative possible, pour y découvrir l’interprétation de Kristin Scott Thomas.

EE Schmitt : trilogie volume d.ieu

Oscar et la dame rose… Un mini roman qui se dévore en une journée.

Vous souhaitez vous faire tirer les larmes et vous avez quelques heures devant vous ? Foncez le récupérer dans une bonne librairie d’occasion ! (Je l’ai, pour ma part, déniché à La ressourcerie du 11e, une vraie mine d’or pour des bouquins à prix libres, j’en ferais d’ailleurs le sujet d’un prochain article.)

Concentré en une grosse centaine de pages, les notions philosophiques majeures de l’être humain : la vie, la mort, leur sens, la maladie, le lien, le soin, la foi…et l’épineuse question de la vérité, parfois si froide et injuste qu’on peine à l’assumer, à la dire, à l’affronter.

Eric Emmanuel Schmitt - Oscar et la Dame en roseL’ouvrage décrit le point de vue d’Oscar, enfant malade, à travers ses lettres à d.ieu, avec qui il entretient une brève correspondance sur les conseils d’une blouse rose surnommée Mamie Rose.

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