Bref 60 minutes avec Kheiron

Vous l’avez découvert dans la série Bref, portrait craché de votre copain super choppeur toujours prêt pour un conseil mais jamais vu accompagner pour rentrer de soirée.
Vous avez aimé son film, Nous trois sinon rien, touchante épopée de ses parents opposés au régime iranien.

Et bien nous aussi, c’est pourquoi nous sommes allés passer 60 minutes avec Kheiron.
L’artiste a investi le Caveau de la République et c’est complet depuis des mois, la grande salle aux sièges non numérotés vous impose de venir en avance si vous voulez assister et rire aux premières loges.

En mode stand up, Kheiron déroule les blagues à la vitesse d’une mitraillette dans un objectif participatif poussé à l’extrême. Sollicitant le public constamment, il dit construire son spectacle au gré des témoignages de spectateurs, et vous sollicitera pour décrire des histoires vécues, des moments de votre vie qui feront pour sûr l’objet de vannes.

Une bonne ambiance et un esprit altruiste, on retrouve toute la dimension humaniste qu’on attendait de cet humoriste, et on passe un excellent moment. Il est à nuancer toutefois qu’à avoir regardé des vidéos sur YouTube datant d’il y a plusieurs années, j’ai pu revoir des blagues et des développements du spectacle repris au mot près. Ceci rompt quelque peu le charme et la sensation d’avoir vécu un spectacle « sur le moment » et différent chaque soir. 

Cette soirée fut tout de même l’objet de réels échanges et d’une heure de rigolade!

À noter car très singulier : Cayonne offre la possibilité aux spectateurs de laisser leur e-mail pour bénéficier d’une nouvelle séance gratuitement. Si vous n’avez pas apprécié le spectacle du soir ou si vous avez trouvé le public un peu trop plan plan, vous pourrez revenir vous offrir une seconde chance de raconter une histoire à Kheiron. Si toutefois vous n’avez pas peur de subir un torrent de boutades

Au caveau de la république le week-end, 60 minutes avec Kheiron tarif 32 €

http://www.lerepubliqueparis.fr/programmation/kheiron/

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Un Tatiana de Rosnay sorti des archives…

… Car j’adore cette auteur ! Je pourrais vous en recommander plusieurs ouvrages, mais Elle s’appelait Sarah semble être une première lecture de choix, tant ce roman est celui qui a propulsé Tatiana de Rosnay au rang d’auteur à succès de dimension internationale !

Française, de souche britannique, ayant trainé ses bottes entre la France, l’Angleterre et les Etats-Unis, Tatiana de Rosnay possède la sensibilité pour nous propulser par son écriture dans les ressentis des personnages, les émotions et de partager les joies et drames de leur vie comme s’il s’agissait de nous-même.

Une plume épreinte d’empathie et d’affect pour les personnages crées, personnages si précisément décrits qu’ils en paraissent réels.

Une double histoire sous forme de tranche de vie, survenant dans des contextes historiques et sociaux très différents :

Julia, journaliste américaine mariée à un français, rédige un article sur l’une des pages les plus sombres de l’histoire française, la rafle du Vel d’Hiv.

Sarah, enfant juive parisienne à l’époque de l’Occupation, déportée avec sa famille, connaît un tout autre sort.

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Ces deux histoires vont pourtant s’entremêler, déteindre l’une sur l’autre, bouleverser les protagonistes dans leur chair et ce qu’ils croyaient être leur histoire et leurs origines.

Un roman très centré sur l’émotion, laissant toutefois au lecteur achevant cet ouvrage, la question du devoir de mémoire. Quelle doit-être notre position face aux horreurs commises sur notre territoire il y a plus de deux générations? Dans quelle mesure doit-on garder trace du passé, se souvenir, se rappeler, transmettre ce poids aux générations futures? Le fait de connaître son passé nous en libère-t’il?

Zakhor, Al Tich kah. Souviens-toi, n’oublie jamais.

Pour les allergiques à la lecture, l’adaptation cinématographique datant de 2010 reste une alternative possible, pour y découvrir l’interprétation de Kristin Scott Thomas.

Martin Martin découvre ses racines…

Ele_porteur_d_histoirelle tourne depuis 2011 mais la salle de désemplit pas. Les clés de succès résident sans nul doute dans l’originalité du texte, et dans la mise en scène difficile que ce dernier impose (mise en scène plébiscitée aux Molières).

Le porteur d’Histoire nous emmène à la découverte des racines de Martin Martin, personnage qui jonglera tout au long de cette pièce entre l’Histoire avec un grand H, et l’histoire qui est la sienne et celle de ces ancêtres.

La question centrale de cette pièce ne se fait pas attendre et est posée dès le prologue, « D’abord qu’est-ce que l’Histoire ? Avec un grand H ? […] C’est ce qui nous définit en tant qu’êtres humains. »

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Trop occupée. Trop en manque de blog. Trop de son dans les oreilles.

🙂

N’ayant que très peu de temps à consacrer au blog ces dernières semaines, j’ai décidé de poster plus, et plus rapide, histoire de faire partager ce qui m’anime au quotidien, à savoir avoir du bon son dans les oreilles.

Une chanson par jour, ou un album, ou un artiste, ou une chaîne YouTube.. Bref ! En gros, une découverte qui me fait gigoter le marteau et l’enclume et me donne la pêche, patate, frite et autre fruit/légume pour la journée 🙂

La chaîne d’aujourd’hui, c’est celle des Pianos Guys  https://www.youtube.com/user/ThePianoGuys

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The Piano Guys, c’est un pianiste et un violoncelliste, peut être pas virtuoses mais pas loin ! Beaucoup plus funky et dotés d’humour que leur coreligionnaires, les deux compères reprennent un peu de tout, du Bach mixé aux Jackson Five à Rolling in the Deep, en passant par le traditionnel Canon de Pachelbel (vous l’avez écouté 100 fois? Celle-ci sera la 101ième, et sans doute la plus fun :)) et Taylor Swift ! Éclectique est un euphémisme !

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Au fil du développement de leur chaîne YouTube, l’humour a pris toute sa place avec des parodies de Star Wars et autres déguisements improbables, si bien qu’on est toujours à l’affut de leurs nouveaux posts pour se détendre un peu ! 🙂

 

Vous pouvez également les retrouver sur leur site, http://thepianoguys.com/, à cela près qu’étant 4 mormons, je ne vous recommanderais pas la partie « Our Beliefs », un peut trop prosélyte à mon goût.

 

 

 

 

Du marivaudage à l’Odéon…

On les croyait à Cannes, on les voyait sur de grands écrans, les voici en chair, en os et en plein flirt au théâtre de l’Odéon.

Une Isabelle Huppert flamboyante, un Louis Garrel dans un rôle de minet épris, entourés d’acteurs de grande qualité. Une adaptation moderne à la scénographie épurée qu’on peine toutefois à comprendre…des modules de murs, portes et fenêtres mobiles qui s’approchent et s’écartent au gré des scènes, laissant entrevoir de nombreuses paires de chaussures féminines qui n’auront pas d’utilité précise.

La prestation de Bulle Augier,  une vivacité impressionnante, aura fait résonner des rires à l’Odéon, et aura même participé à déstabiliser le jeune Carrel, peinant à garder son sérieux face à ce petit bout de femme survoltée sur sa canne.

Une interprétation moderne et accessible, à découvrir jusqu’au 27 juin.

Pour plus d’infos, vous pouvez découvrir l’article fourni des Inrocks’ : http://www.lesinrocks.com/2014/01/17/arts-scenes/scenes/fausses-confidences-surrealistes-luc-bondy-11461744/

Theatre de l’Odéon – de 6 à 36€.

http://www.theatre-odeon.eu/fr/2013-2014/spectacles/les-fausses-confidences

Denis Marechal, on ne sait pas ce qui lui a pris !

Dans l’ombre de la Rue du Temple, avec chaleur et proximité, Denis Maréchal aborde des sujets classiques : Ruptures, aléas des relations hommes/femme et du couple, envie d’enfants…

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Un fin fil conducteur toutefois facile à attraper, déroulé énergiquement sans pour autant tomber dans l’excès de vitesse

ou la course à la vanne façon stand up :

Denis Maréchal laisse le temps au public de construire sa part du moment, dans l’ici et maintenant, adaptant ses sketchs aux réactions de son auditoire et vannant sans phrases préfaites avec bienveillance et autodérision.

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BΔSTILLE – Un clin d’oeil frenchy de londoniens…

Ils avaient un chanteur lead capable de faire partie d’un groupe pop à succès lambda, ils se sont propulsé en tête des charts avec des petites touches d’électro, des remix incongrus et des cover qui font rêver les trentenaires.

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