Martin Martin découvre ses racines…

Ele_porteur_d_histoirelle tourne depuis 2011 mais la salle de désemplit pas. Les clés de succès résident sans nul doute dans l’originalité du texte, et dans la mise en scène difficile que ce dernier impose (mise en scène plébiscitée aux Molières).

Le porteur d’Histoire nous emmène à la découverte des racines de Martin Martin, personnage qui jonglera tout au long de cette pièce entre l’Histoire avec un grand H, et l’histoire qui est la sienne et celle de ces ancêtres.

La question centrale de cette pièce ne se fait pas attendre et est posée dès le prologue, « D’abord qu’est-ce que l’Histoire ? Avec un grand H ? […] C’est ce qui nous définit en tant qu’êtres humains. »

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Du marivaudage à l’Odéon…

On les croyait à Cannes, on les voyait sur de grands écrans, les voici en chair, en os et en plein flirt au théâtre de l’Odéon.

Une Isabelle Huppert flamboyante, un Louis Garrel dans un rôle de minet épris, entourés d’acteurs de grande qualité. Une adaptation moderne à la scénographie épurée qu’on peine toutefois à comprendre…des modules de murs, portes et fenêtres mobiles qui s’approchent et s’écartent au gré des scènes, laissant entrevoir de nombreuses paires de chaussures féminines qui n’auront pas d’utilité précise.

La prestation de Bulle Augier,  une vivacité impressionnante, aura fait résonner des rires à l’Odéon, et aura même participé à déstabiliser le jeune Carrel, peinant à garder son sérieux face à ce petit bout de femme survoltée sur sa canne.

Une interprétation moderne et accessible, à découvrir jusqu’au 27 juin.

Pour plus d’infos, vous pouvez découvrir l’article fourni des Inrocks’ : http://www.lesinrocks.com/2014/01/17/arts-scenes/scenes/fausses-confidences-surrealistes-luc-bondy-11461744/

Theatre de l’Odéon – de 6 à 36€.

http://www.theatre-odeon.eu/fr/2013-2014/spectacles/les-fausses-confidences

Colors ! (And guests…) – vitrine de l’EFIT mais pas seulement !

Chocolat, Blue, Yellow, Purple, Émeraude ou Guest star invitée, Colors donne libre choix au public des personnages impliqués, des situations et du début de l’intrigue.

Les cinq compères, pour la plupart enseignants à l’EFIT, ont monté un spectacle relativement classique dans le monde de l’impro, basé sur des situations imaginées par les spectateurs pour se jauger, créer, collaborer ou se mettre en difficulté ensemble sur scène.

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Me revoilà !

(Re) Bonjour !

Après un premier essai peu concluant pour diverses raisons, dont celle de n’avoir aucune abnégation ni temps suffisant à consacrer à la rédaction hebdomadaire d’avis, me revoilà !

Pour cette nouvelle année, parmi mes résolutions, celle de diversifier les « tips » décrits sur ce blog pour vous permettre d’avoir des idées de bons plan variés, originaux et surtout sans avoir été payée ni pour tester, ni pour rédiger un article … Lire la suite

C’est Darnand qui t’envoie !

Lorsqu’on se penche sur l’intrigue du roman La compagnie des Spectres (Écrit par Lydie Salvayre et paru en 1997), on comprends que le centre du livre est la relation mère-fille, décrite dans toute sa complexité, entre bienveillance d’une fille face à sa mère qui perd pieds, et amour sans bornes d’une mère pour ses enfants. Cette mère pour qui le temps s’est arrêté à la mort de son fils, et qui a entrainé sa fille et leur deux vies dans cet enfer, constitue déjà un rôle compliqué de part son oscillation constante entre passé et présent.

Zabou Breitman a pris le parti de jouer tout les rôles seule, et c’est réussi. Entrainés et maintenus en haleine grâce à un texte très rythmé, l’actrice prends toutefois le temps de détricoter la trame de chacun des trois personnages coincés malgré eux dans ce huit clos : L’huissier, qui tente de résister à l’angoisse ambiante qui règne dans l’appartement qu’il perquisitionne, la fille, qui jongle entre la réalité glaciale de leur situation et le passé fictif dans lequel elle rejoint parfois sa mère, et enfin cette mère pour qui tout semble s’être arrêté. Lire la suite

Des fleurs pour Algernon – Théatre du petit St Martin

Monologue de Grégory Gadebois
Inspiré du roman de Daniel Keyes (1959)
Mise en scène Anne Kessler

Une heure trentre d’un monologue pudique dans un décor minimaliste, dans une salle où l’on entend les mouches voler, tant le public est transporté dans l’imaginaire et la science-fiction de Daniel Keyes traduite avec émotion, pudeur et sincérité par Grégory Gadebois.

Seul sur sa chaise, face à la salle et surtout face à lui-même, le personnage nous entraîne dans le projet fou de deux scientifiques : tripler le quotient intellectuel d’un humain. Fort de leur (présumée) réussite chez une souris, deux scientifiques vont appliquer leur méthode sur Charlie Gordon, jeune homme un peu simplet subissant les moqueries de ses collègues.

Une expérience réussie qui entraîne le jeune Charlie dans une toute autre vie : fort de ses nouvelles aptitudes intellectuelles, ce dernier verra sa vie se transformer au gré de ses apprentissages et du regard de autres…jusqu’à la chute.

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Copyright photo Laurencinelot

Grégory Gadebois passe l’épreuve du monologue avec succès, et mène le spectateur là ou il l’entends sans artifice ni faux semblants. Une émotion sincère pour un homme qui semble puiser son talent d’acteur dans la vie réelle plutôt que dans des techniques de jeu.

Une réussite de plus pour celui qui aura intégré puis quitté la Comédie Française après une formation théatrale atypique.

Actuellement du mardi au dimanche au Théatre du petit St-Martin
http://www.petitsaintmartin.com/spectacle/piece/des-fleurs-pour-algernon
Durée : 1h30
Prix : 30€ prix unique

Graine de comédiens

Parmi les nombreuses écoles de théatre que compte la capitale, il y en a une dont le nom évoquera quelque chose aux initiés comme aux novices : Les cours Florent.

Crées en 1967, les cours Florent ont vu passé dans leurs murs quelques grands noms (Adjani, Baer, Canet, Elbaz, Elmaleh, Garcia et j’en passe, pour ne citer que les acteurs de cinéma, et les plus connus…).

Parmi tout ses élèves et d’autres apprentis comédiens, l’école sélectionne chaque année les élèves au meilleur potentiel pour former une promotion singulière : La classe libre.

Dirigée par Jean-Pierre Garnier, cette classe rassemble les meilleurs éléments, et contient pour sur des noms dont vous entendrez tôt ou tard parlé. Dans le cadre de leur formation, ces étudiants donnent des représentations gratuites auxquelles tout les étudiants de Florent assistent, mises en scène par leurs professeurs.

Ce samedi avait lieu une représentation de la pièce Jeunesse sans D.ieu (Adapté du roman de Ödön von HORVATH, paru en 1938). Deux heures de spectacle dans un contexte qui n’est pas sans appeler La Vague (film de Denis Gansel, 2008) où des élèves tombent peu à peu dans l’idéologie nazi suite à un « jeu pédagogique » organisé par leur professeur.

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Dans Jeunesse sans D.ieu, le professeur d’Histoire-Géographie, atteré par les propos racistes retrouvés dans la copie d’un élève, voit sa réputation ternie et sa carrière menacée. Son malaise le poussera jusqu’à se rendre responsable d’un drame lors d’une sortie de classe.

On notera le rythme, la polyvalence et l’implication de cette promotion de 2e année de la Classe Libre, qui révèle déjà certains talents, dont Paul-Emile PETRE, Alice ISAAZ et Mathieu Métral, particulièrement justes et touchants dans leurs rôles.